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Extrait de ma réponse à une remarque sur la note 'êtes vous catholique?'
C'est vrai que la foi se vit et surtout se construit, mais si vous lisez
bien la seconde solution, la foi est un tout cohérent dans le quel on
progresse en cohérence. Se dire catholique ce n'est pas construire sa
foi sur ses propres bases, mais recevoir la foi de Dieu et dans
l'Eglise. Je pense qu'il faut expliquer la foi parce qu'elle est
raisonnable, mais cesser de la brader et de la travestir. il faut
également être vrai. Saint Cyprien dit à ceux qui vendent une fausse
foi 'pauvre fou tu t'es mis à marcher en portant ton propre cadavre'.
Il ne s'agit pas d'imposer la foi mais d'expliquer clairement qu'être
catholique c'est adhérer à ces points et que le pape en est le
sacrement de visibilité et d'unité. Ne pas adhérer à ces points de foi
c'est être chrétien mais pas catholique. Ma petite expérience m'a
souvent confronté à ces à peu près qui ne servent à personne. Je pense
à Alain Juppé et Darcos qui se disent catholiques... Il faut être clair
ce n'est pas vrai comme nombres de prêtres et d'évêques qui ne
partagent pas la foi de l'Eglise. Avec Balthazar je pense que l'Eglise
va vivre une crise identitaire douloureuse et que les schismes à venir
seront plus rudes que ceux présents. Mais le Christ à clairement dit à
saint Pierre 'ce que tu liera sur terre sera lié dans les cieux'. Peut on
mentir et proposer un faux royaume ou laisser les hommes croire qu'ils
sont proches de Dieu alors que non? Dénoncer l'erreur et le mensonge,
lutter contre le mal n'est en rien lutter contre la personne elle même
bien au contraire. La vraie charité n'est pas la tolérance, mais le
respect et respecter une personne c'est d'abord lui devoir la vérité. La péricope que vous citez de saint Luc trouve sa réponse dans la
première solution qui répond précisément à ces tentations
pharisiennes. Il ne s'agit pas de différencier un bon d'un mauvais
chrétien. Nous sommes tous mauvais chrétiens, si nous voulions être
phatrisiens justement, sauf les saints. Être catholique ce n'est pas
être parfait, comme le pense le pharisien. au contraire, si vous regardez
le publicain, il ne dit pas 'je sais mieux que les pharisiens ou est la
vérité', il dit 'la vérité tu me la donnes, mais c'est dur et je n'y
arrive pas'. C'est ça le vrai catholique celui qui humblement reconnait
que cette vérité le dépasse et qu'il a besoin de Dieu et de l'Eglise
pour avancer. Le catholique, plus que n'importe quel chrétien est le publicain,
précisément parce qu'il ne tente pas de miniiser sa faiblesse, sa
responsabilité. C'est justement là et parce qu'il sait ça qu'il
reconnait qu'il a besoin de ce don extarordinaire que sont les
sacrements de l'Eglise. Pour ce qui est de fermer l'accès au royaume, la question est de savoir à quoi
en falsifiant la vérité nous donnons accès? Vraiment au royaume? Pour
aller quelque part il faut savoir où est ce quelque part. Les
commandements divins et ceux de l'Eglise visent à ça. Est ce conduire
au royaume que de ne pas montrer le véritable chemin? La foi n'est pas un ensemble de dogmes, mais la foi est une adhésion à
des vérités qui sont exprimées par les dogmes et non un ressenti
émotionnel. Ce n'est pas le dogme qui fait la foi, mais la foi a un
contenu cohérent et intègre qu'expriment les dogmes. Ne pas adhérer à
ces dogmes c'est adhérer à une autre foi. C'est le droit de tout le
monde de ne pas adhérer à la foi catholique, mais ce n'est le droit de
personne de modifier la foi catholique sous prétexte de vouloir être
dans l'Eglise à sa façon. Pour ce qui est de l'apspect communication, cet article prend position dans le cadre de
la polémique actuelle. En outre la foi en Christ et en l'Eglise (que
représente le pape) sauve, pas la foi en Marie (il suffit de relire
saint Paul). Nous sommes baptisés au nom de la Trinité dans l'Eglise et
non au nom de Marie.Le salut c'est le Christ et son corps qui est
l'Eglise. La virginité de Marie que ne reconnaissent pas les
protestants n'est pas la première raison du schisme protestant, mais
l'Eglise et les sacrements. Il faut faire attenttion aux dérives
affectives de la mariolâtrie trop présentes et qui relèguent souvent le
Christ et l'Eglise à la seconde place. Mais ça c'est tout a fait
courant aujourd'hui et caractéristique du malaise affectivo familial de
nos jours.
Ce n'est pas parce que Dieu nous aime que nous sommes
sauvés, mais parce que nous aimons Dieu. L'amour de Dieu est acquis,
mais sans notre réponse il n'y a pas de salut. Dieu n'impose pas le
salut. Or aimer un dieu construit de toutes pièces ce n'est pas aimer
Dieu, mais un autre. C'est comme un homme qui n'aime pas la femme qu'il
a en face de lui, mais l'image qu'il souhaite en avoir. Qu'importe à
cette femme que son mari aime une image d'elle, ce qu'elle veut et ce
qui créé une relation amoureuse vraie c'est l'amour qu'il porte à cette
femme telle qu'elle est et non tellle qu'il la fantasme. Il en va de
même pour Dieu, aimer une image fausse de Dieu ce n'est pas aimer Dieu.
Or la mission de l'Eglise c'est introduire à l'amour vrai avec le vrai
Dieu. Il suffit de relire tout l'Ancien testament et notamment les vies
des Rois d'Israël et des prophètes pour en être convaincu. Personne ne force quiconque à aimer Dieu donc à suivre les commandements, c'est une proposition. Il convient donc dans l'embrouillamini actuel de rappeler qui est Dieu
et ne pas avoir peur de faire tomber certaines idoles, sinon soyons
clair, comme le dit saint Paul, le Christ est mort pour rien, car c'est
faux que nous irons tous au paradis, cela supposerait une incohérence
absolue : Dieu nous priverait de la liberté, donc de toute dignité
humaine. Comment résoudre une telle contradiction?
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